• Un vieux monsieur qui n’a jamais oublié ses origines, ni ses racines.

    Je me présente; je suis un petit « yaouled » né au N°2 de la rue de l’Union. Jusqu’en 1957, j’ai toujours vécu dans cette belle rue, puis de 1957 à 1962, j’ai habité rue Marquis de Mores, toujours dans ce merveilleux quartier de Belcourt, qui était pour moi le Paradis sur terre, et il l’est toujours resté.

    Ce Beau Quartier qui allait du cimetière du Marabout jusqu’en bas des halles rue Sadi-Carnot et qui remontait par la rue Alfred de Musset jusqu’à la rue de Lyon. On prenait à droite, on allait presque jusqu’au Mondial et on remontait par le Chemin Fontaine Bleue.

    Là, vivait une population faite d’ouvriers et de petits commerçants. Presque tout le monde se connaissait, car les familles étaient là depuis très longtemps et on ne voyait pas souvent de camions de déménagements dans ce beau quartier où il faisait bon vivre.

    Il y avait les « locomotives » de ce Paradis :

    Tout d’abord les cafés Niziere, les tabacs Ben Chicou, Bata, le Monoprix, les cinémas Roxy, Musset, Ritz, Mondial et le Select ou Minor. Les grandes familles Belcourtoises; Camus, Rivieccio, Scotto, Rolando, Tolba, Zikhara, Oulmane, Mahhieddine, Llorens, Giusto, Di Rago, Deveza, Ferra, Tango, Sanigou de la « Petite Denise », Khaliffa, Turqui, Tamzali, Haffard, d’Aniello, le Papy Richard « le roi des brochettes », Bébert, Abou le coiffeur, Ernest le chapelier, Sydney « le roi des vendeurs » petit de taille mais géant de la vente, Pennacchio, Molines, Zelasco, Chicha, Dadoun, Seralta, Mano, Besse.

    Ce sont celles qui me reviennent à l’esprit, mais il y en avait tant d’autres, que je ne puis citer, pardon pour eux… Face au Roxy vivait le célèbre Robert, le marchand de billets de Loterie. il y avait aussi l’abbé Roux le brave curé de Sainte Rita « la patronne des Belcourtoises », boulevard Villaret Joyeuse la grande Société Veuve Cote, plus bas, Les Halles, cette liste pourrait s’allonger à l’infini…

    Mais pardonnez moi, je ne veux pas user de la gentillesse de Luc, qui, je crois, va se régaler en lisant ce petit message d’un Belcourtois dans l’âme, vieux monsieur de 80 ans bientôt, mais qui n’a jamais oublié ses origines, ni ses racines.

    j’espère que d’autres Belcourtois viendront nous rejoindre sur ce beau site.

    Une pastera de bises à vous tous.
    A très Bientôt.
    Jeanjean…. de Belcourt.

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    5 Commentaires on "Un vieux monsieur qui n’a jamais oublié ses origines, ni ses racines."

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    Arnaud Rivieccio
    Invité

    Bonjour, petit fils de Marcel et Janine Rivieccio des cinémas Roxy et Musset, je vous remercie de votre bel hommage à Belcourt.

    Bonjour, je vous remercie pour votre message et vos encouragements qui viennent à point nommé. En effet, parfois, je suis tenté d’arrêter là l’aventure du site « Vivre à Belcourt », parce que le temps passe dramatiquement, les souvenirs s’éloignent et avec eux ce quartier tel que nous l’avons connu, tel que nous l’avons vécu.
    Merci.
    Luc Demarchi.

    la Belcourtoise
    Invité

    Bonjour Jeanjean, je suis de père et de mère Belcourtois. Ils habitaient rue de l’union et je suis née place Jean d’Arc en 1965. D’ailleurs, ma mère y vis à ce jour. Par contre je réside actuellement rue Alfred de Musset. j’ai reconnu certains noms que vous venez de citer. Ma mère parlait souvent surtout de Mme BERNADO et d’autres dont les noms m’échappent qui habitaient avec mes grands parents rue de l’union à l’époque. Malheureusement ce beau quartier est en dégradation totale… Bien à vous et à tous les anciens de Belcourt que je salue vivement.

    Louisa
    Invité

    Bonjour,
    Je voudrais savoir si vous avez connu une dame de confession juive, elle était veuve et avait une fille et un garçon et elle détenait une mercerie à la rue de l’union à quelques mètre du bijoutier du coin coté gauche en venant par la rue de Lyon, elle avait une petite mercerie.
    Merci

    CRESPO Eric
    Invité

    Bonjour,
    Je pense qu’il s’agit de la famille Sanigou; la mercerie s’appelait « La petite Denise »

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